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L'épuration des eaux usées facilitée par un système électrochimique

26 janvier 2026

Avec des électrodes et un courant électrique, il est possible de dégrader des polluants récalcitrants dans différents types d’eaux usées. Une équipe de recherche du laboratoire GEnie des Procédés Environnement – Agroalimentaire (GEPEA – Nantes Université – CNRS – ONIRIS) y parvient tout en valorisant le carbone inorganique restant.

 

L’épuration des eaux usées se fait surtout par voie biologique, avec des microorganismes qui désintègrent les polluants. D’autres approches sont également déployées pour les plus récalcitrants, comme celles imaginées par Emmanuel Mousset, chargé de recherche CNRS, actuellement affilié au Laboratoire de génie des procédés – environnement – agroalimentaire (GEPEA).

Ses travaux concernent principalement les systèmes physico-chimiques de traitement et de réutilisation des eaux usées, tout en valorisant les ressources présentes dans ces eaux. Il développe par exemple des systèmes électrochimiques complémentaires, où les réactions sont guidées par des électrodes et un courant électrique, qui peuvent être utilisés pour les eaux usées municipales afin d’y éliminer des polluants comme les PFAS, des composés pharmaceutiques ou encore des pesticides.

illustration système électrochimique pour l’épuration des eaux usées © gepea

Emmanuel Mousset a également travaillé sur des effluents industriels, là encore par électrochimie, tout en regardant comment les systèmes sont affectés par les changements d’échelle. Ces efforts ont conduit le chercheur à repenser l’architecture même des cellules électrochimiques, stagnant historiquement sur un modèle où des électrodes statiques baignent dans un électrolyte mis en mouvement de différentes façons. Dans son système, ce sont des microréacteurs qui jouent le rôle de pales d’agitateur.