Sécurisation sous haute pression de l'iode et du chlore dans des matrices vitreuses : application au stockage des déchets radioactifs (CIPRESS)

Dates

2017 - 2024

Projet terminé
Type de financement

Collectivités locales

Laboratoire(s) impliqué(s).

LPG
SUBATECH
IMN

Description - en quoi consiste le projet ?

L’activité électronucléaire française produit de nombreux déchets radioactifs dont l’iode et le chlore qui ont plusieurs isotopes radioactifs qui sont extrêmement mobiles et ne peuvent être immobilisés de manière pérenne dans des matrices de stockage stables en utilisant les protocoles standards.
De fait, ils représentent un danger immédiat pour l’homme et l’environnement. L’objectif de ce projet est de proposer un protocole expérimental utilisant des conditions extrêmes (haute pression et haute température) afin de synthétiser une matrice de stockage qui puissent immobiliser durablement ces éléments radioactifs et en respectant l’environnement.

Les résultats attendus sont les suivants :
-La détermination des niveaux de concentrations eniode et chlore atteints en fonction de a) la pression, b) la température, c) les conditions d’oxydation, et d)la composition de la matrice de stockage.
– A l’échelle atomique, l’étude des mécanismes de dissolution de ces éléments au sein de la structure vitreuse permettra d’établir une suite de réactions chimiques qui seront utilisées pour établir les lois de solubilisation pour ces éléments radioactifs.
L’ensemble de ces résultats permettra d’établir une modélisation de la solubilisation des éléments chlore et iode dans les matrice de stockage de déchets nucléaires.
Dans ce projet, 3 laboratoires de Nantes Université ont collaboré :
– Laboratoire de Planétologie et Géosciences (LPG) : capacités expérimentales de haute pression
– Institut des Matériaux de Nantes (IMN) : capacités analytiques
– Laboratoire de Physique Subatomique et des Technologies Associées (SUBATECH) : spécialiste de la recherche nucléaire et ayant des capacités expérimentales dans le domaine de l’altération des matrices vitreuses.
A la suite de ce projet financé par la Région, l’équipe de Recherche de Nantes Université (LPG, IMN, Subatech) a pu obtenir un financement ANR (projet Iodine Clean-up) pour poursuivre les recherches.

Les personnels impliqués sur le projet
Chercheur du projet

Yann Morizet

Chercheur du projet

Tomo Suzuki

Chercheur du projet

Michael Paris

Chercheur du projet

Valentin Jolivet

Chercheur du projet

Haohan Zhang

Porteur(s) du projet

Nantes Université

Partenaires académiques
CNRS IMT