Axe thématique

S'adapter dans les organisations

Mots-clés :

Face aux transitions écologiques, énergétiques et sociales, l’adaptation de nos organisations est un enjeu stratégique majeur. La question n’est plus de savoir s’il faut changer, mais comment opérer ces transformations, qui interrogent en profondeur les modes de gouvernance, la gestion du risque et notre rapport à l’incertitude.

Pour les chercheurs de Nantes Université, la réponse ne peut être uniquement technologique ; elle est profondément sociale et organisationnelle. Il s’agit de comprendre comment vivre, individuellement et collectivement, en respectant les limites planétaires tout en assurant un socle social juste pour tous.

Cette approche prend en compte les « pesanteurs » de la société, comme les inégalités sociales, qui font que les enjeux et les capacités d’adaptation ne sont pas les mêmes pour tous.

 

Nos solutions de recherche

Pour répondre à cette complexité, les laboratoires de Nantes Université développent des approches distinctives qui placent les sciences humaines et sociales (SHS) au cœur de la réflexion.

  • Une interdisciplinarité au service du sens : l’université favorise une dynamique interdisciplinaire forte et concrète. Loin de l’ancienne logique où les SHS intervenaient à la fin d’un projet pour en valider « l’acceptabilité sociale » — une notion qui n’a d’ailleurs pas de sens pour certaines disciplines — l’ambition est aujourd’hui de co-construire les questions de recherche dès le départ. Cette collaboration exigeante permet de croiser les regards et de reformuler les problèmes pour leur donner d’autres dimensions.
    Cette dynamique rassemble des chercheurs en sociologie et sciences de gestion , mais aussi en histoire, design , économie , géographie ou sciences politiques, créant un dialogue riche et novateur.
  • Un ancrage territorial pour questionner les transitions : la localisation géographique de l’université lui confère une sensibilité particulière aux enjeux maritimes et littoraux (lien vers axe “littoral”). Le projet de recherche « ESTUER », par exemple, analyse la transformation du territoire de la Loire-Atlantique par les infrastructures énergétiques. En entrant par le territoire, les chercheurs questionnent le récit d’une « transition » linéaire pour montrer une réalité beaucoup plus complexe, faite de reconversions et de cohabitations énergétiques.
  • Des recherches partenariales pour et avec les acteurs : l’université collabore avec des acteurs publics et privés pour co-construire des solutions. Un partenariat avec RTE a ainsi permis d’intégrer la notion de sobriété dans les scénarios énergétiques de long terme, grâce à un dialogue fructueux entre les contraintes de l’opérateur et les apports de la recherche. Ces collaborations nécessitent cependant de prendre en compte une difficulté majeure : le temps de la recherche, long et empirique, n’est pas toujours celui de l’action et des décideurs.

 

Quelles perspectives pour mieux agir ?

Le statu quo n’est plus une option pour les organisations. Face à des transformations qui s’annoncent complexes, la tentation est de chercher la solution technique miracle. Pourtant, la recherche en sciences humaines et sociales invite à un pas de côté essentiel. Elle révèle que de nombreux leviers d’action — qu’ils soient juridiques, sociaux ou organisationnels — existent déjà, mais restent souvent sous-utilisés. L’enjeu n’est donc pas seulement d’inventer, mais d’appliquer, d’accompagner et de s’assurer que l’adaptation soit juste et équitable pour tous. En prenant le temps de la réflexion pour décentrer le regard, notre recherche offre aux acteurs du territoire une capacité de dévoilement, décisive pour agir avec pertinence dans un monde qui change.

 

photo profil Mathias Guerineau

 

« La sobriété, c’est comment, collectivement, on décide de faire assez. C’est une approche qui vise à permettre de réduire pour certains, mais d’augmenter pour d’autres, pour qui l’accès aux ressources n’est pas garanti.

 

On la différencie ainsi de la précarité.”

Mathias Guérineau, maître de conférences en sciences de gestion, IAE Nantes :

Severine Misset © Nantes Université

 

« Ce qui nous intéresse, c’est de replacer ces mutations
dans le fonctionnement plus global de la société.

 

Les enjeux ne s’imposent pas de la même manière dans les différents secteurs de l’espace social. Tout le monde n’a pas les mêmes opportunités, ni les mêmes besoins. »

 

Séverine Misset, maîtresse de conférences en sociologie, Nantes Université

5 Laboratoires

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