Axe thématique

Préserver la santé humaine

Mots-clés :

Préserver la santé humaine est indissociable de la préservation de la santé de notre environnement. C’est le principe du concept « One Health » (Une seule santé), une approche globale qui considère les santés humaine, animale et environnementale comme un tout interdépendant.

Aujourd’hui, les dérèglements climatiques et les dégradations environnementales créent une cascade de nouvelles menaces : l’émergence de maladies infectieuses, le développement de résistance aux antiinfectieux, mais aussi un impact croissant sur notre santé mentale, comme l’éco-anxiété.

Au regard de ces défis, la recherche nantaise adopte cette vision holistique pour anticiper, comprendre et agir.

 

Nos solutions de recherche

Pour mettre en œuvre l’approche intégrée “One Health”, nos laboratoires font converger l’infectiologie, les sciences de l’environnement et les sciences humaines et sociales afin de développer des stratégies de prévention et d’adaptation.

  • Traquer les nouvelles menaces à l’interface santé-environnement : l’un des enjeux majeurs est de comprendre comment les modifications de l’environnement favorisent l’émergence de maladies. Le projet Aspergillus One Health, coordonné par Nantes Université, en est un parfait exemple. Il étudie comment l’usage de certains pesticides en agriculture entraîne l’apparition de champignons résistants aux traitements médicaux, en analysant à la fois les sols agricoles, les élevages avicoles et les patients atteints d’infections respiratoires. Cette approche permet d’identifier les « hotspots » d’émergence et de proposer des recommandations concrètes aux agriculteurs comme aux cliniciens.
  • Analyser les liens entre nature, bien-être et santé mentale : la santé ne se résume pas à l’absence de maladie, elle englobe aussi le bien-être psychologique. Nos chercheurs en psychologie sociale et environnementale étudient l’impact des “solutions fondées sur la nature” sur la qualité de vie. À travers des projets comme Urbinat, qui a accompagné la rénovation des quartiers nord de Nantes en y réintroduisant des espaces de nature (ruisseaux, végétalisation), la recherche analyse comment un environnement plus vert contribue positivement au bien-être des habitants.
  • Développer la science participative comme outil de veille sanitaire : pour surveiller des phénomènes à grande échelle, la recherche nantaise innove en impliquant directement les citoyens. Le projet Urbazole a ainsi mobilisé des habitants sur tout le territoire national pour collecter des échantillons d’air depuis leurs fenêtres, permettant de cartographier la présence de champignons résistants en ville. De la même manière, les citoyens sont invités à signaler la présence du moustique-tigre. Cette démarche participative permet de collecter une masse de données inédites tout en sensibilisant la population aux enjeux de santé environnementale.

 

Quelles perspectives pour mieux agir ?

L’avenir de la préservation de la santé réside dans notre capacité à briser les silos, entre les disciplines scientifiques (médecine, environnement, SHS), mais aussi entre le monde de la recherche et la société. L’objectif est de reconnaître que la santé est l’affaire de tous et que chaque citoyen peut en devenir un acteur. Dans cette perspective, Nantes Université met l’accent à la fois sur la formation, illustrée notamment par le master “Emerge One Health”, et sur la nécessité de rendre les messages scientifiques plus intelligibles et appropriables par l’ensemble des publics. En développant la science participative et l’éducation à la culture du risque, nous visons à donner aux citoyens les moyens de participer activement à cette vision globale et partagée de la santé.

 

Ghozlane FLEURY-BAHI © Nantes Maville

 

“Notre recherche sur les solutions fondées sur la nature vise à comprendre le lien entre la réintroduction de la nature en ville et le bien-être des populations.

Il s’agit de répondre aux enjeux de la transition écologique tout en améliorant directement la qualité de vie des habitants.”

 

Ghozlane Fleury-Bahi, Professeur de psychologie sociale et environnementale, Nantes Université

 

Patrice Le Pape © Nantes Université“La science participative est appelée à devenir, à l’avenir, un levier essentiel pour permettre aux chercheurs de collecter rapidement une grande quantité de données, y compris dans des zones difficilement accessibles. Dans le champ de la santé humaine, c’est une approche particulièrement précieuse à développer.”

 

Patrice Le Pape, Professeur des universités, Responsable du service de Parasitologie et mycologie médicale au CHU de Nantes, Directeur de l’unité de recherche UR1155 IICiMed

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